Sculpture traditionnelle indonésienne de divinité ailée en roche calcaire volcanique H60 D45
Sculpture traditionnelle indonésienne de divinité ailée en roche calcaire volcanique. Hauteur : 60cm : Dimensions du pied: l27xL29 : Largeur maximale (écart des ailes) : environ 45cm. Poids : environ 80kg. Sculpture balinaise en pierre volcanique ou calcaire, représentant une figure ailée, assise en position frontale. Le buste est droit, les jambes repliées sous le corps, dans une posture stable et centrée. Les ailes, largement déployées de part et d’autre, structurent la silhouette et encadrent la figure. Le visage présente des traits calmes et symétriques, expression intériorisée. La tête est ornée d’une coiffe sculptée en relief, composée de motifs végétaux et géométriques. Le torse est paré de bijoux stylisés, colliers et ornements pectoraux. Les mains tiennent un récipient circulaire, traité comme un élément central de la composition, possiblement destiné à recevoir ou à faire circuler de l’eau. La surface est dense, richement décorée de motifs floraux et ornementaux. La pierre présente une patine brune à gris foncé, avec des dépôts et une érosion superficielle témoignant d’une exposition extérieure prolongée. Authentique sculpture locale, chinée à Bali dans un grand jardin extérieur. Surface altéré par les éléments extérieurs, patine naturelle, contient des traces de terre, lichens et autres éléments naturels. Les sculptures de pierre occupent une grande place dans le quotidien et la spiritualité balinais. On les retrouve souvent dans les jardins domestiques, les cours intérieures ou les temples d'eau. Elles sont généralement taillées dans un calcaire volcanique qui se couvre rapidement de mousse et de lichens sous le climat tropical, évolution recherchée esthétiquement qui inscrit la sculpture dans un cycle vivant et organique. Ce type de sculpture s’inscrit dans la tradition balinaise d’intégration des figures protectrices et symboliques dans l’espace architectural. Les figures ailées évoquent des entités intermédiaires entre le monde humain et le monde divin, proches de certaines représentations d’apsaras ou de gardiens célestes. Leur présence dans les jardins, les temples ou à proximité de bassins participe à la structuration spirituelle des lieux. Le récipient tenu par la figure renforce l’association à l’eau, élément central dans l’hindouisme balinais, lié à la purification rituelle et à la circulation du tirta, eau sacrée. Ces sculptures jouent un rôle à la fois esthétique, fonctionnel et symbolique, en incarnant des forces protectrices et en contribuant à maintenir l’équilibre entre les dimensions visibles et invisibles de l’environnement.